stage

Mercredi 1 juillet 2009 3 01 07 2009 21:36

Stage à la pharmacie du point G (Audrey) :

  
 

Le point G se  situe au Nord de Bamako sur « la colline de la guérison ». C’est l’hôpital le plus important du Mali et la vue sur Bamako y est superbe.

Mon stage consiste à comprendre le fonctionnement de la pharmacie, mais aussi le circuit du médicament au Mali d’autant plus que très peu sont produits sur place.

Je participe aux différentes activités de la pharmacie. J’ai la chance de travailler avec des étudiants en pharmacie qui viennent dispenser les médicaments la journée et  faire les gardes  la nuit. La pharmacie se découpe en plusieurs unités : pharmacie de garde ; pharmacie de jour ; dispensation des ARV (antirétroviraux) et dispensation des anticancéreux.

       
Unite de dispesqtion des ARV avec Benjamin etudiant.  Pharmacie de garde avec son comptoir.

ARV
 :

Il faut savoir que 1,3% de la population est atteinte du VIH et les gens viennent parfois de très loin chercher leur médicament pour davantage de discrétion. La pharmacie Point G a compris qu’en tant qu’acteur de santé, il fallait promouvoir les conseils auprès des patients. C’est dans cette optique  que des séances d’éducation thérapeutique  sont organisées tous les jeudi matin afin d’expliquer aux patients  la maladie et son traitement ; elles permettent par ailleurs un échange entre les différents acteurs de santé et les malades.

Les ARV sont subventionnés par un fond mondial avec un budget révisé tous les 2 ans. Il se pose donc fréquemment  le problème des ruptures de stock.

Concernant la dispensation, il est à noter que les pharmaciens peuvent valider les ordonnances car ils ont à disposition des schémas thérapeutiques bien définis.


Les Anticancéreux
 :

      





Les traitements sont subventionnés par l’Etat Malien depuis Mars 2008. De
ce fait, la gestion est beaucoup plus difficile et se met en place petit à petit. A titre d exemple, pour le mois de Juin, on compte 31 schémas thérapeutiques différents. Il n y a pas d’analyse pharmaceutique de par le manque de connaissance des pharmaciens (seuls 3 médecins ont été formés sur ces médicaments). Les conseils n’accompagnent donc jamais la dispensation. Cependant, les pharmaciens sont demandeurs de formations sur les anticancéreux






Actualités
 :

Chaque année  pharmacien sans frontière envoie des jeunes pharmaciens Québéquois dans le but de faire partager leur expérience et de proposer leur aide pour améliorer le travail. Valérie, Karine, Richard et Benoit sont arrivés lundi 29 Juin et repartent le 10 Juillet.  Nous avons réaménagé le côté dispensation en rangeant les médicaments par ordre alphabétique et étiquetant chaque emplacement. Leur mission consiste à créer des fiches conseils sur les principaux médicaments (ARV, anticancéreux…) afin de mettre en avant le rôle de conseil du pharmacien (ça fait 15 ans qu’ils ont les dossiers patients à l’officine!!! No comment)

  
 

Richard et Karine.                                           Benoit.

  
       
Valerie                            Et voila le travail.

Ah oui, dernière chose, le Français est la langue officielle mais il faut connaître le Bambara car certains habitants ne parlent pas ou peu Français : ils sont contents de voir un toubabou (blanc) faire l’effort de parler leur langue, cela facilite également l’échange.


Il serait interressant de collaborer avec les etudiants Quebecquois afin que ce stage profite aussi bien a l etudiant qu au personnal de la pharmacie du point G. C est un travail que nous essaieront de mettre en place tout au long de l annee avec les etudiants susceptibles de venir l annee prochaine.

Par Pharma Huma 31
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 07 2009 17:29

Présentation du Département de Médecine Traditionnelle :

 

Le Département de Médecine Traditionnelle (DMT) est rattaché à l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP). Il a été centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé en matière de médecine traditionnelle depuis 1981. Il est situé à l’est de Bamako, au niveau d’une zone industrielle.

 

Le DMT est une structure composé de trois services :

 

- Un service « Ethnobotanique et matières premières », chargé de la conception de l’herbier et des droguiers, de l’élaboration et de l’entretien du jardin botanique (1 hectare à Bamako et 20 hectares à Siby) ;

- Un service des Sciences pharmaceutiques qui réalise les études phytochimiques, pharmacologiques, toxicologiques, galéniques des plantes utilisées en médecine traditionnelle, mais aussi qui s’occupe de la production des médicaments traditionnels améliorés (MTA) en vente au Mali et du contrôle de qualité de la matière première et du produit fini ;

- Un service des Sciences médicales composé de 4 médecins, un centre de dispensation des MTA, et un laboratoire d’analyse biologique. Il assure des consultations et participe à l’évaluation de l’évidence ethnomédicale.

 

Par ailleurs, le Centre Régional de Médecine Traditionnelle (CRMT) en 5ème Région à Bandiagara est rattaché au DMT.

 

Le DMT travaille en étroite collaboration avec les Tradipraticiens de Santé et les Herboristes afin de valoriser les médecines traditionnelles africaines. Cela ne peut être réalisé sans un système de santé traditionnel organisé : actuellement, il existe de plus en plus d’associations de tradipraticiens, elle-même représenté au niveau national par la FEMATH (Fédération Malienne des Tradipraticiens de Santé et des Herboristes).

 

 

Le DMT s’implique aussi auprès des Tradipraticiens en vue d’une collaboration avec la médecine moderne et participe à l’organisation de groupes de parole avec les agents des deux systèmes de médecine. Ces débats permettent un échange sur les différentes conceptualisations de la maladie et du soin (médicamenteux ou non) afin que chacune des médecines puissent trouver sa place dans le système de santé.

 

Présentation du stage :

 

La première partie du stage a été théorique. En effet, il était important, avant de commencer la partie pratique, de comprendre la place des médecines traditionnelles dans les différentes ethnies ouest africaines et d’assimiler les différences de conceptualisation sur les pathologies, le diagnostic ou les traitements entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne.

 

La lecture de plusieurs thèses m’as également permis de comprendre le cheminement nécessaire à l’autorisation de mise sur le marché d’une phytomédicament. En étant schématique, cela pourrait se résumer ainsi :

 

Enquête ethnobotanique → Etude phytochimique, pharmacologique, toxicologique de la plante (qui font l’objet de nombreuses thèses) → Mise en forme galénique → Essais cliniques → Autorisation de mise sur le marché.

 

Actuellement, des nombreuses plantes sont utilisées en tant que médicaments traditionnels améliorés, et 7 d’entre elles (sous 8 formes galéniques différentes) ont obtenus l’AMM et sont donc en vente dans les pharmacies et certains centres de santé communautaires.

 

Puis la partie pratique a débuté !

 

J’ai d’abord commencé par le service « Ethnobotanique et matières premières » pour comprendre le travail des ethnobotanistes. Je consacre également un peu de temps chaque semaine à la reconnaissance botanique dans le jardin, et à l’apprentissage des quelques utilisations traditionnelles des plantes étudiées.

 

Combretum micranthum, permettant de produire l'"HEPATISANE" (phytomédicament)

 

J’ai pu assister aux consultations et à la dispensation phytopharmaceutique dans le service des sciences médicales. Par ailleurs, je suis allée visiter la FEMATH et une association de Tradipraticiens.

Il me reste encore à explorer le service des sciences pharmaceutiques, qui se rapprochera sans doute le plus de mon projet d’avenir personnel ! J’ai pour mission de m’investir dans ce dernier service en faisant une étude sur les propriétés phytochimiques et les activités biologiques d’une plante. Il me reste encore quelques semaines pour relever le défi !

Par Pharma Huma 31
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