Le bogolan est une technique de teinture traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest. Littéralement en Bamanankan (langue Bambara) cela signifie :
- Bogo =argile
- Lan = posée sur un support
Selon la légende, une femme aurait taché son pagne teint au n’galama (teinture végétale obtenue à partir des feuilles de l’arbre Anogeissus Leiocarpus) avec de la boue par accident.
La technique de fabrication comprend plusieurs étapes :
- les femmes filent le coton
- les hommes tissent ensuite
- la couture de l’étoffe est faite à la main
- enfin, vient le travail de la teinture avec différents matériaux
Tout d’abord, il faut préparer le tissu à recevoir la teinture en alternant lavage et trempage.
Ensuite, on trempe la cotonnade blanche dans le n’galama = fixateur (tané) de couleurs.
Puis, le tissus est séché au soleil.
L’argile est obtenu à partir de la boue du Niger ou des marigots après fermentation et tamisage.
Cette dernière est ensuite appliquée sur le tissu sec pour réaliser les différents motifs. Après le séchage et le rinçage à l’eau, on obtient des motifs noirs (argile) sur fond jaune (n’galama).
L argile tamisee est repose dans des pots en terre cuite.
Chek repasse une couche d argile sur les motifs noirs- Pablo confectionne un tableau.
On peut effectuer plusieurs procédés :
- on pose da la cire sur le coton blanc avant de la tremper dans le tané (confection des batiques)
- on réalise les dessins avec le tané puis on trempe dans l’argile qui sera fixé uniquement aux endroits où il y a
le fixateur (ci-dessous)…
Dessin au fixateur puia trempage dans l argile, une fois seche et rince, la couleur apparait aux endroits des motifs prealablement dessines.
Avec l’eau de javel, certaines parties du dessin sont éclaircis et d’autres sont de nouveau teintes par décoction de végétaux ou de minéraux. Par exemple,le rouge est obtenu à partir d’écorces d’un arbre (zoroblen) ; le marron en mélangeant le rouge et le noir (argile), le jaune avec le n’galama foncé avec des cendres ; le bleu avec l’indigo… Souvent plusieurs couches sont nécessaires pour que la couleur voulue ressorte bien. Les ustensiles pour la réalisation des motifs diffèrent selon le résultat voulu : plume d’oiseaux, pinceaux, pochoirs, traces lignes (kalama), spatules en métal…
Les symboles utilisés viennent de différentes ethnies (dogon, cénoufo, malinké, bambara tifinar (écriture) des touaregs) et racontent une histoire. Il couvre le corps féminin du nombril aux chevilles. La tradition précise qu’il protège les femmes qui les revêtent.
Cette technique est désormais un art permettant la confection de tableaux, pagnes, sacs, turbans, robes, écharpes, tapisseries…
Voila le resultat.
Pour plus de renseignement sur Cibara voir le lien suivant : http://www.cibara.info
Derniers Commentaires