Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 17:29

Présentation du Département de Médecine Traditionnelle :

 

Le Département de Médecine Traditionnelle (DMT) est rattaché à l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP). Il a été centre collaborateur de l’Organisation Mondiale de la Santé en matière de médecine traditionnelle depuis 1981. Il est situé à l’est de Bamako, au niveau d’une zone industrielle.

 

Le DMT est une structure composé de trois services :

 

- Un service « Ethnobotanique et matières premières », chargé de la conception de l’herbier et des droguiers, de l’élaboration et de l’entretien du jardin botanique (1 hectare à Bamako et 20 hectares à Siby) ;

- Un service des Sciences pharmaceutiques qui réalise les études phytochimiques, pharmacologiques, toxicologiques, galéniques des plantes utilisées en médecine traditionnelle, mais aussi qui s’occupe de la production des médicaments traditionnels améliorés (MTA) en vente au Mali et du contrôle de qualité de la matière première et du produit fini ;

- Un service des Sciences médicales composé de 4 médecins, un centre de dispensation des MTA, et un laboratoire d’analyse biologique. Il assure des consultations et participe à l’évaluation de l’évidence ethnomédicale.

 

Par ailleurs, le Centre Régional de Médecine Traditionnelle (CRMT) en 5ème Région à Bandiagara est rattaché au DMT.

 

Le DMT travaille en étroite collaboration avec les Tradipraticiens de Santé et les Herboristes afin de valoriser les médecines traditionnelles africaines. Cela ne peut être réalisé sans un système de santé traditionnel organisé : actuellement, il existe de plus en plus d’associations de tradipraticiens, elle-même représenté au niveau national par la FEMATH (Fédération Malienne des Tradipraticiens de Santé et des Herboristes).

 

 

Le DMT s’implique aussi auprès des Tradipraticiens en vue d’une collaboration avec la médecine moderne et participe à l’organisation de groupes de parole avec les agents des deux systèmes de médecine. Ces débats permettent un échange sur les différentes conceptualisations de la maladie et du soin (médicamenteux ou non) afin que chacune des médecines puissent trouver sa place dans le système de santé.

 

Présentation du stage :

 

La première partie du stage a été théorique. En effet, il était important, avant de commencer la partie pratique, de comprendre la place des médecines traditionnelles dans les différentes ethnies ouest africaines et d’assimiler les différences de conceptualisation sur les pathologies, le diagnostic ou les traitements entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne.

 

La lecture de plusieurs thèses m’as également permis de comprendre le cheminement nécessaire à l’autorisation de mise sur le marché d’une phytomédicament. En étant schématique, cela pourrait se résumer ainsi :

 

Enquête ethnobotanique → Etude phytochimique, pharmacologique, toxicologique de la plante (qui font l’objet de nombreuses thèses) → Mise en forme galénique → Essais cliniques → Autorisation de mise sur le marché.

 

Actuellement, des nombreuses plantes sont utilisées en tant que médicaments traditionnels améliorés, et 7 d’entre elles (sous 8 formes galéniques différentes) ont obtenus l’AMM et sont donc en vente dans les pharmacies et certains centres de santé communautaires.

 

Puis la partie pratique a débuté !

 

J’ai d’abord commencé par le service « Ethnobotanique et matières premières » pour comprendre le travail des ethnobotanistes. Je consacre également un peu de temps chaque semaine à la reconnaissance botanique dans le jardin, et à l’apprentissage des quelques utilisations traditionnelles des plantes étudiées.

 

Combretum micranthum, permettant de produire l'"HEPATISANE" (phytomédicament)

 

J’ai pu assister aux consultations et à la dispensation phytopharmaceutique dans le service des sciences médicales. Par ailleurs, je suis allée visiter la FEMATH et une association de Tradipraticiens.

Il me reste encore à explorer le service des sciences pharmaceutiques, qui se rapprochera sans doute le plus de mon projet d’avenir personnel ! J’ai pour mission de m’investir dans ce dernier service en faisant une étude sur les propriétés phytochimiques et les activités biologiques d’une plante. Il me reste encore quelques semaines pour relever le défi !

Par Pharma Huma 31 - Publié dans : stage
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 14:54

Boire le thé au Mali est une tradition réellement ancrée dans les mœurs ! Dans la famille, au moment des grins, au travail… beaucoup de personnes boivent le thé.

 

Pour faire le thé, vous avez besoin de plusieurs ustensiles : un plateau, un fourneau à charbon (à défaut, utiliser votre gazinière), deux théières et deux verres à thé (verre n°8, ne songez pas aux tasses anglaises !) et du sucre. Vous pouvez éventuellement ajouter de la menthe pour l’aromatiser (mais ceci est une pratique plutot du Maghreb)!

 

Voici le mode d’emploi :

 

-          Placer le thé vert (quantité remplissant le creux de la main) dans la théière

-          Ajouter 3 à 4 verres à thé d’eau dans la théière

-          Laisser la théière sur le feu jusqu’à ébullition (environ 15 minutes)

-          Remplir deux verres à thé puis transvaser dans la théière

-          Porter à ébullition de nouveau (15 minutes)

-          Transvaser le contenu dans une deuxième théière

-          Ajouter un ½ à 1 verre à thé de sucre

-          Remplir les verres puis transvaser dans cette seconde théière plusieurs fois (pour mélanger et refroidir)

-          Puis remplir uniquement un verre, faire passer le thé d’un verre à l’autre pour qu’il y ait de la mousse ! (il faut de l’expérience pour avoir le coup de main !)

-          Une fois qu’il y a beaucoup de mousse, rincer les bords du verre et le plateau

-          Servir et déguster

 

Le premier thé est amer. En recommençant avec le même mode d’emploi, le deuxième thé sera plus doux. Puis en renouvelant l’expérience une troisième fois, le thé sera encore moins fort.

 

A vous de voir quel thé vous préférez. L’unique condition avant de commencer est d’avoir du temps devant soi (en général une bonne heure et demie), et des gens autour pour discuter !



      Laure à l'épreuve!
Par Pharma Huma 31 - Publié dans : culture
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 17:38

Pharma-aide est une association humanitaire créée depuis fin 2006 à la faculté de médecine, pharmacie et odontostomatologie à Bamako, Mali.

 

Elle est composée d’étudiants en pharmacie et pharmaciens qui s’investissent bénévolement durant toute l’année pour mener des actions de développement durable en milieu rural auprès des populations les plus démunis.

 

La politique de décentralisation de l’Etat malien a engendré des difficultés dans l’autogestion et l’autonomie des CESCOMs (Centres de santé communautaires). C’est en raison de cette problématique que Pharma-aide a été créée.

 

Pour atteindre son but l’association se fixe des objectifs suivants :

  1. L’amélioration de l’état de santé de la population (surtout rurale) à travers l’appui des CSCOM,
  2. Mener des campagnes  de sensibilisation d’information et d’éducation sanitaire,
  3. Assurer l’autonomie sanitaire au niveau de la population,
  4. Participer a la formation civique des membres,
  5. Promouvoir l’action humanitaire à travers les formations.

Le bureau exécutif est composé de 9 membres, dont le président Mamoudou Diarra. L’Assemblée générale ouverte à tous se réunit chaque année pour le renouvellement du bureau.

 

RQ. Photos à suivre! Soyez patients!

 

 

Par Pharma Huma 31 - Publié dans : Projet étudiants PHI
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 13:49
Lundi 27.07.09 au vendredi 31.07.09 :
Dure semaine, la fatigue se fait ressentir et c’est SoTraMa, boulot, dodo ! La maison s’est bien remplie donc l’ambiance a un peu changé mais nous sommes heureuse de faire la connaissance de nouvelles personnalités notamment des musiciens venus ici pour tourner un documentaire sur la musique vous l’aurez deviné !




Vendredi 31.07.09 :
 C est la journee de le femme panafricaine, on a fait faire des tenues avec le tissus de cette annee mais seule Aude a sa tenue complete (Audrey a la jupe et Laure le foulard).
Petite désillusion, une rumeur circulait disant que Toumanie Diabate faisait un concert ce soir au diplomate (bar dansant). Nous nous sommes contentés de ses musiciens et de quelques danseurs un peu fêlés. L’ambianceétait bonne et Dra nous a rejoints, fraîchement arrivé de Paris pour danser avec nous au son des djembé et de la cora. 





Tina et Watchman (chanteur Ivoirien)

 

 

          
                                                                                       Dure dure la vie...
             
                             Ouai Laure on sait que tu l'aimes Rapha.                                                                                    Qu est-ce que tu dis?  

Samedi 01.08.09 :      
Laure a enlevé ses tresses (enfin nous lui avons enlevé) et Audrey lui a coupé une mèche (oups !).       
 
Tres jolie... ca te donne un petit air sauvage.
 








Alors que certains dorment sans complexes dans le salon, nous avons passé l’après-midi à travailler sur le projet avec Bako (a suivre prochainement).







 
Détrompez-vous, il est possible de dormir dans cette position!     Eh oui ca nous arrive d'etre serieuse...


Le soir nous avons rejoint les parents d’Aude qui revenaient du pays dogon. Nous avons mangé à l’Amandine connu pour ses pâtisseries et autres plats internationaux. Du coup on s’est bien fait plaisir en dégustant (je ne pensais pas dire ça un jour) une pizza et une crêpe au chocolat. Ca peut vous paraître bizarre mais nous avons vraiment appréciées!




Mmmh c est bon.

Dimanche 02.08.09 :
Petite sortie organisée par Barema pour entendre l’histoire de Koulikoro. Levé 9H pour partir à 10 (c’est ce qui était prévu mais on est parti à 11h), nous avons donc loupé le bus et nous y sommes allé en SoTraMa. Bilan : 2 arrêts car 2 pneus crevé (toujours le même !!!). Aude dormait, (enfin essayait) Laure parlait avec Manu de la SNCF et d’autres sujets très intéressants et Audrey prenait des photos.

 

Après une heure et demie de route nous voilà enfin arrivé. Nous avons évidement commencé par manger avant de faire quoi que se soit (d’ailleurs Aude trouve qu’on mange trop bien en ce moment).
 
Lavage de main pour Aude et Laure et Audrey se contentent d'un curage d'ongle...

Puis nous sommes allés nous balader au bord du Niger pour digérer mais aussi pour voir le départ du bateau qui remonte le fleuve jusqu’à Tombouctou (départ qui a couté à la barre de sécurité un petit pliage qui paraissait habituel vu son état : voir photos). Nous aurions aimé passer un peu de temps sur la plage, malheureusement Barema n’avait pas précisé qu’elle se trouvait de l’autre côté du fleuve et que le fleuve en cette saison est tellement haut…qu’il n’y a plus de plage.
 
Pas d'inquietude, ils contrôlent la situation...juste un petit coucou à la plage, dommage.

Notre ballade s’est poursuivi par le spectacle des femmes qui faisaient la lessive en topless et des hommes qui ramassaient les graviers dans le Niger.
 







C’est alors qu’un homme est venu nous proposer d’être notre guide pour nous compter la fameuse histoire de la colline de Koulikoro et nous montrer la grotte de Fankoly Fanfa. Nous voila partis dans les herbes hautes et après quelques efforts (n’est-ce pas Barema).












 
   
   



Nous avons enfin appris ce qui s’était passé ici il y a 700 ans ! Le roi Soundjata Keita dont l’empire s’étendait de la mer aux portes du désert mena une bataille à Koulikoro contre l’un de ses guerriers qui s’était rebellé : Soumagourou Kante. Le roi le pourchassa jusqu’à cette colline où le guerrier disparut dans une grotte. On dit que celui-ci se serait transformé en aigle et hanterait encore les collines de Koulikoro. On raconte aussi qu’aucun Keita ne peut venir voir cette grotte sous peine de devenir aveugle. Nous aurions aimé rentrer dedans mais il fallait ramper pendant 10 mètres et affronter des serpents après quoi se trouve un espace grand comme un terrain de foot. Le retour fut aussi difficile sauf pour Laure qui parla toujours autant mais avec Chloé cette fois-ci !!! (Manu était épuisé de l’aller)
     
Audrey en plein effort-Petit footing de Barema et avec le sourire SVP...Helene entend Kante.

 
Eh oh par ici Manu              
            
 
Aude fait la botaniste...                                                C'est magnifique.

Lundi 03.08.09 :
Mory est venu nous chercher pour aller dîner avec les parents de Aude. Quel régal, Aude a raison, on mange très bien ces temps-ci (capitaine au barbecue avec alocos pour le plus grand plaisir de Laure).

Mardi 04.08.09 :
Les parents d’Aude sont rentres en France et nous avons encore le goût du poisson braisé de la veille sur les papilles. Visite d’un atelier de Bogolan de l’association Cibara (pour Audrey). Du coup Matias qui en fait parti, nous a accompagnées. (Voir le lien pour plus de renseignement.) En ce qui concerne le Bogolan, l’article suit dans la rubrique culture.
 
Sur le chemin de l atelier...










Le soir Emilie nous quitte pour la France, nous sommes tristes car nos amies s’en vont petit à petit mais on espère se revoir (petite pensée pour Emilie et Stéphanie…les Suisses). On lui a quand même fait un départ en chanson : on espère que t’es bien rentrée.
Par Pharma Huma 31 - Publié dans : vie quotidienne
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:51

Le bogolan est une technique de teinture traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest. Littéralement en Bamanankan (langue Bambara) cela signifie :

-         Bogo =argile

-         Lan = posée sur un support

Selon la légende, une femme aurait taché son pagne teint au n’galama (teinture végétale obtenue à partir des feuilles de l’arbre Anogeissus Leiocarpus) avec de la boue par accident.

La technique de fabrication comprend plusieurs étapes :

-         les femmes filent le coton

-         les hommes tissent ensuite

-         la couture de l’étoffe est faite à la main

-         enfin, vient le travail de la teinture avec différents matériaux

 

Tout d’abord, il faut préparer le tissu à recevoir la teinture en alternant lavage et trempage.

Ensuite, on trempe la cotonnade blanche dans le n’galama = fixateur (tané) de couleurs.

Puis, le tissus est séché au soleil.





L’argile est obtenu à partir de la boue du Niger ou des marigots après fermentation et tamisage.

Cette dernière est ensuite appliquée sur le tissu sec pour réaliser les différents motifs. Après le séchage et le rinçage à l’eau, on obtient des motifs noirs (argile) sur fond jaune (n’galama).









L argile tamisee est repose dans des pots en terre cuite. 

 
Chek repasse une couche d argile sur les motifs noirs- Pablo confectionne un tableau. 

On peut effectuer plusieurs procédés :

-         on pose da la cire sur le coton blanc avant de la tremper dans le tané (confection des batiques)

-         on réalise les dessins avec le tané puis on trempe dans l’argile qui sera fixé uniquement aux endroits où il y a le fixateur (ci-dessous)…


Dessin au fixateur puia trempage dans l argile, une fois seche et rince, la couleur apparait aux endroits des motifs prealablement dessines. 

Avec l’eau de javel, certaines parties du dessin sont éclaircis et d’autres sont de nouveau teintes par décoction de végétaux ou de minéraux. Par exemple,le rouge est obtenu à partir d’écorces d’un arbre (zoroblen) ; le marron en mélangeant le rouge et le noir (argile), le jaune avec le n’galama foncé avec des cendres ; le bleu avec l’indigo… Souvent plusieurs couches sont nécessaires pour que la couleur voulue ressorte bien. Les ustensiles pour la réalisation des motifs diffèrent selon le résultat voulu : plume d’oiseaux, pinceaux, pochoirs, traces lignes (kalama), spatules en métal…

Les symboles utilisés viennent de différentes ethnies (dogon, cénoufo, malinké, bambara tifinar (écriture) des touaregs) et racontent une histoire. Il couvre le corps féminin du nombril aux chevilles. La tradition précise qu’il protège les femmes qui les revêtent.

Cette technique est désormais un art permettant la confection de tableaux, pagnes, sacs, turbans, robes, écharpes, tapisseries…

 
Voila le resultat.


Pour plus de renseignement sur Cibara voir le lien suivant : http://www.cibara.info

Par Pharma Huma 31 - Publié dans : culture
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